Originale : Prophétie [flashfic]
May. 20th, 2007 10:31 pmProphétie
Requête de :
leliels_lullaby
Prompt : Original - Des bouts de ciel – gris et bleu comme dans un rêve – étaient restés accrochés à l'asphalte mouillé.
Censure : G
Date : dimanche 20 mai 2007
Un pas, puis un autre, splash ! faisaient ses chaussures dans les flaques, un peu parce qu’il ne pouvait pas faire autrement, un peu parce que cela l’amusait, comme un gosse, éclabousser les gens qui n’étaient pas là, disparus sous le déluge. Peut-être qu’ils ne reviendraient jamais et il ne resterait que le silence après la pluie.
« Je m’appelle Noé, souffla-t-il, un secret, mais déjà une voiture déchire son rêve comme un mauvais poème.
– Moi c’est Idris », répondit-on derrière lui.
Idris était un garçon aux yeux noirs sous un parapluie vert épargné par le vent. Il ne chercha pas à protéger Noé de la pluie, cela le mit en confiance. Ils marchèrent ensemble, quelques minutes et peut-être moins, séparés par le métal et le tissu imperméable. Puis Idris s’arrêta, ferma son parapluie.
« C’est mieux comme ça », dit-il seulement, tout près de Noé, de la pluie sur les cils.
La bouche du métro se présenta à eux trop tôt. Béante et noire, elle avalait les gens, les gardait au sec avant de les recracher par milliers.
« Je prends le bus », dit Noé.
Quelques mètres plus loin, un simple poteau indiquait l’arrêt, délaissé par les voyageurs.
« Bien sûr », acquiesça Idris.
Il lui sourit, descendit les premières marches et se retourna, son sourire un soleil au milieu des nuages.
« À demain, dit-il.
– À demain », répondit Noé.
Déjà, les flaques d’eau sur l’asphalte ressemblaient un peu plus au ciel.
(fin)
Requête de :
Prompt : Original - Des bouts de ciel – gris et bleu comme dans un rêve – étaient restés accrochés à l'asphalte mouillé.
Censure : G
Date : dimanche 20 mai 2007
Un pas, puis un autre, splash ! faisaient ses chaussures dans les flaques, un peu parce qu’il ne pouvait pas faire autrement, un peu parce que cela l’amusait, comme un gosse, éclabousser les gens qui n’étaient pas là, disparus sous le déluge. Peut-être qu’ils ne reviendraient jamais et il ne resterait que le silence après la pluie.
« Je m’appelle Noé, souffla-t-il, un secret, mais déjà une voiture déchire son rêve comme un mauvais poème.
– Moi c’est Idris », répondit-on derrière lui.
Idris était un garçon aux yeux noirs sous un parapluie vert épargné par le vent. Il ne chercha pas à protéger Noé de la pluie, cela le mit en confiance. Ils marchèrent ensemble, quelques minutes et peut-être moins, séparés par le métal et le tissu imperméable. Puis Idris s’arrêta, ferma son parapluie.
« C’est mieux comme ça », dit-il seulement, tout près de Noé, de la pluie sur les cils.
La bouche du métro se présenta à eux trop tôt. Béante et noire, elle avalait les gens, les gardait au sec avant de les recracher par milliers.
« Je prends le bus », dit Noé.
Quelques mètres plus loin, un simple poteau indiquait l’arrêt, délaissé par les voyageurs.
« Bien sûr », acquiesça Idris.
Il lui sourit, descendit les premières marches et se retourna, son sourire un soleil au milieu des nuages.
« À demain, dit-il.
– À demain », répondit Noé.
Déjà, les flaques d’eau sur l’asphalte ressemblaient un peu plus au ciel.
(fin)
no subject
Date: 2007-05-20 09:25 pm (UTC)c'est bête mais je vois pas quoi dire de plus ^^;;;
no subject
Date: 2007-05-20 09:29 pm (UTC)ça me suffit XD